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Le perroquet des cafetiers

Auteur de recits


Récit écrit par Julia ABADI.
Auteur femme.



histoire publiée le 24-06-2013
Catégorie :Romans, Nouvelles, Micronouvelles, Récits historiques
Histoire 8436-j623

Titre : Le perroquet des cafetiers

Conte pour enfant  Animaux  Farfelu 
 
 

Le perroquet des cafetiers


LE PERROQUET DES CAFETIERS

Ce jour-là, tous les clients du café de chez "Loulou et Simone" furent surpris de voir un superbe perroquet parader sur un perchoir à côté du comptoir.
Un magnifique Ara bleu, de belle taille, au plumage jaune or, aux ailes bleues turquoise et à la gorge noire s'amusait à déployer majestueusement ses ailes, juste pour le spectacle. Il voulait mettre ses chatoyantes plumes en valeur. Son bec puissant et crochu noirâtre et ses yeux pétillants cerclés d'or le rendait sympathique.
Il hochait la tête en cadence et accueillait les clients d'un :
- Bonjour ! Asseyez-vous ! Loulou va venir vous servir.
Ce qui faisait sourire la clientèle. Bref ! Ce perroquet qui s'appelait Lapario adorait attirer l'attention sur lui !
D'où vient ce perroquet ? demanda le facteur en posant le courrier sur le comptoir.
- Il appartient à un ami qui habite la Capitale. Il l'a adopté au cours de son séjour au Costa Rica pour son travail, cela fait cinq ans. Dans deux jours, mon ami doit repartir en Nouvelle-Zélande, toujours pour son travail et il m'a demandé de le lui garder. Je pense qu'il se sent bien avec nous ! continua Loulou. Je l'aime bien et Simone est contente de l'héberger.
Tonio le mécanicien entra pour prendre un café en compagnie de sa chienne labrador, Capsule, sur ses talons.
- Tiens ! un perroquet s'étonne Capsule. Salut mon gars ! comment tu t'appelles ?
- Lapario s'empressa de répondre l'oiseau.
- Tu es nouveau dans le coin ? Tu es en vacances ?
- Je suis en pension pour un an. L'endroit me plaît, je vois beaucoup de monde. Loulou et sa femme sont sympathiques.
- Oui, dit Capsule, ils sont agréables, et ici, il y a beaucoup de va et vient ainsi tu ne languiras pas. La prochaine fois, j'emmènerais mon amie Bahia, une guenon capucin, elle est drôle et amicale.
- C'est d'accord ! répondit le perroquet, content de se faire si rapidement des amis.
Tonio le mécanicien avait déjà fini son café, il appela Capsule qui fit un petit signe complice à Lapario avant de sortir du bar.
Intrigué par l'oiseau, pépé Marcel, un charmant retraité s'approcha de Lapario. Il crut bien faire en articulant exagérément pour bien se faire comprendre.
- Com-ment ça-va ? J'es-pè-re-que-tu-t'ha-bi-tue-ras- !
Le perroquet vexé répondit :
- Pourquoi tu me parles ainsi ? Je ne suis pas débile !
Pépé Marcel étonné d'entendre le perroquet lui répondre :
- Tu parles ?
- Bien sûr ! Pourquoi m'adressais-tu la parole si tu pensais que je ne pouvais pas répondre ?
- Je pensais que tu pouvais seulement répéter, imiter. Tu comprends tout ?
- Evidemment ! vous êtes bizarre, vous, les humains. Vous pensez que les animaux ne vous comprennent pas. C'est le contraire. Ce sont les hommes qui ne comprennent pas les animaux. Ils ne veulent pas s'en donner la peine.
- Tu as raison ! dit Pépé Marcel conciliant. Quelquefois, j'ai l'impression que mon chien veut communiquer avec moi mais je ne le comprends pas.
Comme pépé Marcel trouvait le perroquet plaisant, sans trop réfléchir, il lui proposa :
- Tu veux boire un verre ?
Lapario répondit :
- Oui, un martini rouge avec des glaçons et une olive.
- Un mart… avec glaç… et une o…live ! bégaya pépé Marcel perplexe.
Le perroquet se mit à rire, tout en déployant ses ailes en voyant la mine stupéfaite du pépé.
- Je t'ai bien eu ! Tu vois, même les animaux savent faire de l'humour.
Dès qu'il réalisa que c'était une plaisanterie, pépé Marcel rit de bon cœur. Il appela Loulou qui revenait de servir des clients de la terrasse.
- Monsieur Loulou, vous avez là un drôle d'oiseau ! Vous ne devez pas languir avec lui.
Le cafetier approuva de la tête en souriant.

C'est à ce moment-là que Jacquot entra pour boire son petit noir journalier. Les autres clients l'avaient accueilli avec un :
- Salut le fossoyeur !
Lapario engagea la conversation avec Jacquot qui s'était installé sur un tabouret à côté du perchoir.
- C'est la première fois que je vois une personne qui passe sa vie dans un cimetière.
Jacquot un peu vexé répondit :
- Il faut bien que quelqu'un fasse le sale boulot.
Contre toute attente Lapario répondit aimablement :
- Ce n'est pas un sale boulot, c'est un travail d'utilité publique.
- Bien sûr, vu sous cet angle, tu as raison c'est plus attrayant.
Le fossoyeur fit signe au cafetier de s'approcher.
- Finalement, il est sympathique ton perroquet, Loulou. Offre-lui à boire, c'est ma tournée. Qu'est-ce que tu prends, Lapario ?
Le volatile s'apprêtait à répondre lorsque pépé Marcel annonça en prenant soin de garder son sérieux :
- Lapario prendra un martini rouge avec des glaçons et une olive.
Jacquot choqué ne savait pas si c'était "du lard ou du cochon". Son regard étonné passait rapidement du perroquet à pépé Marcel.
Lapario acheva de le décontenancé en appelant Loulou.
- Alors, Loulou ! ça vient ce martini rouge et n'oublie pas l'olive s'il te plait.
Loulou qui était entré dans leur jeu, répondit :
- D'accord, Lapario, je te sers immédiatement.
Jacquot sidéré, n'en croyait pas ses oreilles. De toute sa vie, il n'avait jamais entendu dire qu'un perroquet buvait de l'alcool. Il pensait lui offrir un verre d'eau ou tout au plus une limonade.
Les autres clients qui se tenaient au comptoir juste à côté où se jouait la scène surréaliste, et qui étaient au courant de la supercherie, tournaient le dos à Jacquot pour qu'il ne les voit pas pouffer de rire.
Puis, n'y tenant plus, pépé Marcel s'esclaffa, ce qui déclencha l'hilarité générale.
Tous les clients du café, Loulou, pépé Marcel et Lapario furent pris d'un fou rire à se tenir les côtes en voyant la tête complètement hébétée de Jacquot.
- Tu pensais vraiment que j'allais boire du martini ? demanda Lapario à Jacquot dès qu'il put reprendre sa respiration.
Maintenant qu'il comprenait que c'était une blague, il sourit, en pensant que ce sacré volatile l'avait bien eu et les autres aussi d'ailleurs. Il ne se fâcha pas. Après coup, il trouvait même le canular cocasse.
- C'est déjà étonnant de voir un perroquet qui parle comme un humain, alors je me demandais si c'était possible qu'il puisse boire un apéritif comme un homme aussi.
- J'espère que tu n'es pas vexé, demanda Loulou au fossoyeur, c'était une petite blague tout à fait inopinée.
- Bien sûr que non, les fossoyeurs aiment s'amuser, ils ne sont pas tous des rabat-joie répondit Jacquot de bonne humeur. Bon, je dois retourner au travail. Où est-ce que j'ai laissé mon tapis volant ? Ah oui ! il est garé devant la porte. Au revoir ! A demain !
C'est ainsi qu'il sortit guilleret en sifflotant. Il enfourcha son vélo qu'il avait calé contre le rebord du trottoir, se tourna vers la vitrine du café pour faire un clin d'œil aux clients, Loulou, pépé Marcel et Lapario qui, médusés de la bonne répartie du fossoyeur, le regardaient s'éloigner du café.

Simone entra dans la salle du café les bras encombrés de paquets. Elle s'adressa à son mari Loulou :
- Je viens de croiser Jacquot. Lorsqu'il m'a aperçut entrain de traverser la rue, il m'a crié :
- Attention, madame Simone que je ne vous blesse pas avec mon tapis volant ! Et il s'est mis à rire à gorge déployée. Il est bizarre ce matin, tu ne penses pas, Loulou ?




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bonjour je suis nouvelle dans ce club juste pour dire que j'aime bien cette histoire

 





   
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