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La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - V

Auteur de recits


Récit écrit par Terresansfin.
Auteur femme.    Contacts de l'auteur : filbluzsympaticoca



histoire publiée le 22-03-2011
Catégorie :Romans, Nouvelles, Micronouvelles, Récits historiques
Histoire 8285-t213

Titre : La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - V

Conte pour adulte  Dialogue  Légendes 
 
 

La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - V


Du jugement de Salomon à propos d’une malédiction

Il y avait en Égypte un roi nommé Asim, fils de Safwan, il était libéral et généreux, respecté et digne, possédant plusieurs terres, des châteaux et des soldats. Il avait un vizir nommé Faris, fils de Salih, et lui et ses sujets adoraient le soleil et le feu. Le roi devint un homme très âgé et était infirme par la maladie et vieillesse, car il avait 180 ans et n’avait aucun enfant, mâle ou femelle, ce qui le mettait dans un état d’anxiété et de peine tout le jour et la nuit.
Un jour favorable, alors qu’il était assis sur son trône entouré de ses courtisans et ministres, et lorsque l’un de ses émirs entrait avec son fils avec lui, ou deux fils, le roi l’enviait et se disait en lui-même : Chacun est heureux et se réjouit avec ses enfants, mais je n’ai pas de fils et demain je mourrai en laissant mon royaume et mon trône et mes terres et mes trésors et des étrangers s’en saisiront et personne ne se rappellera de moi ; il ne restera aucune mémoire de moi dans ce monde. Sur ce, le roi Asim pleurait et descendait de son trône pour se lamenter et s’humilier. Alors le vizir et les hommes sages faisaient sortir les gens en leur disant : Rentrez chez vous et y rester jusqu’à ce que le roi revienne à lui. Tous sortaient alors jusqu’à ce qu’il ne reste que le vizir Faris qui lui dit : O roi des âges, je suis plus âgé que toi de 100 ans et je n’ai jamais été béni d’un enfant et je ne cesse de souffrir d’anxiété et de peine tout le jour et la nuit. Mais que pouvons-nous faire, vous et moi ? Mais j’ai entendu la réputation du roi Salomon, fils de David, qu’il avait un seigneur puissant, capable de tout faire. Allons le rencontrer avec un présent et avoir recours à lui afin qu’il prie son seigneur et peut-être serons-nous chacun bénis d’un enfant. Ainsi le vizir prépara le voyage et de magnifiques présents. Dieu révéla à Salomon et lui dit : En vérité, le roi d’Égypte t’envoie son chef-vizir. Envoi-lui donc ton vizir Asaph, fils de Berechiah, à sa rencontre avec des provisions pour les haltes et lorsqu’il se présentera devant lui, dit : Le roi t’a envoyé pour demander telle chose pour telle affaire : alors propose-lui la foi.
Asaph alla rencontrer le vizir Faris qu’il salua avec honneur et lui souhaita ses meilleurs vœux, car ses affaires seraient accomplies et ses désirs se réaliseraient. Le vizir surprit demanda à Asaph : Qui vous a informé de notre visite et notre désir ? Et il répondit : En vérité, Salomon est celui qui m’a prévenu de cela. Il demanda alors : Qui a prévenu Salomon ? Et Asaph répondit : Le seigneur du ciel et de la terre.
Ils voyagèrent ensemble jusqu’à ce qu’ils arrivent au siège du gouvernement. Là Salomon avait ordonné aux troupes des hommes et des djinns et autres créature de se mettre en rang le long de la route. Ainsi les animaux sauvages et les créatures de la mer se tenaient sur deux rangées sur la route. Chaque espèce se tenait ensemble séparément des autres espèces, de la même façon que les djinns qui apparaissaient visibles sous de terribles formes. Tous se tenaient sur deux rangs et les oiseaux étendaient leurs ailes sur les autres créatures pour les ombrager, gazouillant l’un à l’autre en toutes langues et toutes sonorités. Et lorsque les hommes d’Égypte s’avancèrent vers eux, ils eurent de la crainte et ne voulurent plus avancer. Mais Asaph leur dit de ne pas avoir peur, car ils étaient les sujets de Salomon.
Le vizir et sa suite furent conduits dans la ville et logés dans les maisons de divertissement où ils furent reçus avec honneur et divertis somptueusement durant 3 jours. Ils furent ensuite emmenés devant Salomon et voulurent embrassés le sol devant lui, mais il les en empêcha en leur disant qu’il n’était pas bon qu’un homme se prosterne sauf devant Dieu, le créateur de toutes choses. Quand ils furent assis, Salomon dit au vizir Faris la raison de sa venue. Le vizir s’écria : O prophète de Dieu, ce que tu as dit est vrai ; qui t’a-t-il informé de toutes ces choses ? Salomon répondit : Mon seigneur qui connaît le coup d’œil furtif et ce que le cœur imagine, m’en a informé. Le vizir dit qu’il n’y avait personne d’aussi excellent et puissant seigneur, capable d’accomplir toute chose. Ainsi il embrassa la foi islamique, lui et tous ceux qui étaient avec lui. Salomon nomma alors au vizir les présents apportés et les accepta, mais il les lui redonna ensuite en disant que demain ses affaires seraient accomplis.
Le lendemain, Salomon lui dit : Lorsque tu iras vers le roi Asim pour avoir une conversation avec lui, allez monter sur tel arbre et vous asseoir en silence, et au moment d’entre les 2 prières, lorsque la chaleur du milieu du jour deviendra assouvie, descendez jusqu’au pied de l’arbre et regardez là, vous trouverez 2 grands serpents qui s’avancent, l’un avec une tête de singe et l’autre une tête de djinn. Quand vous les verrez, frappez-les de vos flèches et tuez-les. Coupez ensuite la tête et la queue et jetez-les à une distance de bonne envergure. Alors Salomon fit apporter un anneau et une épée ainsi qu’une couverture dans laquelle se trouvait une tunique ornée de bijoux, et dit : O vizir Faris, lorsque les 2 fils auront grandi et atteint la maturité, donne-leur à chacun d’eux une de ces choses – Que Dieu te rende prospère ! Et maintenant il ne te reste plus qu’à te préparer à ton retour, car le roi guette ton arrivée jour et nuit. Alors le vizir Faris embrassa les mains de Salomon et lui adressa ses vœux, puis s’en alla plein de joie et d’allégresse et à son arrivée en Égypte, il proposa au roi la foi qu’il avait reçu avec toute sa suite. Après s’être reposé 8 jours, il retourna au palais et raconta au roi Asim tout ce qui était arrivé entre lui et Salomon. Alors le roi et le vizir s’armèrent d’arcs et de flèches et allèrent seuls jusqu’à l’arbre et y montèrent. Quand ils en descendirent, ils virent 2 serpents apparaître et le roi s’étonna à leur vue, car chacun d’eux avait un collier d’or, et il dit : Ces 2 serpents sont ornés de colliers d’or ! Par Allah, quelle chose merveilleuse ! Prenons-les et mettons-les dans une cage afin de se complaire à les regarder. Mais le vizir répondit : Ceci a été créé par Dieu pour leur usage ; frappe l’un d’une flèche et je frapperai l’autre d’une flèche. Ils les frappèrent conformément et agirent comme ils en furent instruits. Dans la période déterminée, leurs femmes enfantèrent des fils. Le fils du roi Asim fut nommé Seyf-el-Muluk et l’autre Saïd. À Seyf-el-Muluk fut donné l’anneau et la tunique par les moyens du premier il réussit à détruire prudemment l’âme caché d’un djinn, et par le second il obtint une femme.

Salomon et le griffon

Notre seigneur Salomon causait un jour avec les génies. Il leur dit : Il est né une fille à Djabersa et un garçon à Djaberka : ce garçon et cette fille se rencontreront.
Le griffon dit aux génies : Malgré la volonté de la puissance divine, je ne les laisserai pas se réunir.
Le griffon enleva la fille du roi de Djabersa et l’apporta sur un figuier au bord de la mer (il l’éleva durant toutes ces années comme sa fille, allant lui rendre visite chaque jour sur le figuier, car il avait construit pour elle une petite cabane).
Le fils du roi de Djaberka vint chez Salomon, mais à peine arrivé qu’il tomba malade. (Le roi Salomon le guérit et il retourna en bonne santé dans son pays. Après plusieurs années, le fils du roi de Djaberka aimant les voyages, partit sur un bateau). Le vent poussa le prince qui s’était embarqué. Il dit à ses compagnons : Débarquez-moi !
Il alla sous le figuier et s’y coucha (et s’endormit). La jeune fille (du haut de l’arbre) lui jeta des feuilles, il ouvrit les yeux et elle lui dit: Outre le griffon, je suis ici seule avec ma mère ; d’où viens-tu ?
De Djarberka, dit-il. Pourquoi, continua-t-elle, le seigneur n’a-t-il créé d’êtres humains excepté moi, ma mère et notre seigneur Salomon ? (elle n’avait jamais vu d’autre visage que celui du griffon qui était devenu sa mère).
Il lui répondit : Dieu a créé toutes espèces d’hommes et de pays. Va ! reprit-elle, amène un cheval et égorge-le ; apporte aussi du camphre pour dessécher le cuir que tu pendras en haut du mât.
Le griffon revint et elle se mit à pleurer en disant : Pourquoi ne me conduis-tu pas chez notre seigneur Salomon ? Il répondit : Demain je t’emmènerai.
Elle dit au fils du roi : Va te cacher à l’intérieur du cheval (car elle demanda également au griffon d’apporter avec elle cette carcasse de cheval).
Le lendemain, le griffon enleva la jeune fille et ils partirent avec la carcasse du cheval. Quand ils arrivèrent chez notre seigneur Salomon, celui-ci dit au griffon : Je t’avais annoncé que la jeune fille et le jeune homme seraient réunis. Le griffon s’enfuit sur-le-champ dans une île.

Salomon et le dragon

On raconte autrefois qu’un dragon descendit dans une source d’eau au-dessus de Cherchel avec ses enfants. Un jour ceux-ci sortirent par l’ouverture de la caverne pour jouer, mais les enfants de la ville arrivèrent, les frappèrent et en tuèrent 4. Leur père l’ayant appris, se mit en colère et jeta du poison dans l’eau. Tout le peuple de la ville qui en but mourut empoisonné. Les survivants se plaignirent à Salomon qui eut pitié d’eau. Il partit avec eux puis égorgea un coq, prit sa tête et la planta sur la sienne puis alla chez le dragon. Il lui donna l’assurance qu’il ne lui ferait aucun mal : Tu n’auras rien à craindre tant que cette tête sera sur moi !
Le dragon le crut et plaça sa tête sur le pommeau de la selle devant Salomon qui se retira en le trainant ; il sortit de son trou et lorsqu’ils furent arrivés dans la Metidja, le prince le tua, mais il se jeta sur la queue du cheval de Salomon et la coupa ras.
Le roi s’enfuit rapidement jusqu’à Hammam Righa et il ordonna aux djinns de lui chauffer de l’eau et lava le sang du dragon qui avait coulé sur lui.

D’un jugement inique renversé

Un riche marchand, ayant mit au défi un pauvre homme de passer la nuit dans une fontaine par un temps froid, refusa de payer l’argent promis, prétendant que la chandelle que sa mère avait tenue près de son fils l’avait réchauffé. Le roi David donna raison au marchand mais le pauvre homme raconta son histoire au jeune Salomon qui lui promit de faire la lumière sur cette affaire.
À un repas qui se préparait pour le roi David et ses invités, Salomon ordonna que les plats soient cuits près du feu et non dessus. Le roi David s’étant fait servir des plats froids demanda de faire venir les cuisiniers qui indiquèrent la requête du jeune Salomon.
Celui-ci prit la parole et dit au roi que ces plats n’avaient pas pu cuire près du feu, ainsi qu’il en était pour ce pauvre que la chandelle de sa mère n’avait pu réchauffer l’eau dans laquelle il se trouvait. Le roi comprit qu’il avait commis une injustice et la redressa.



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