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La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - IV

Auteur de recits


Récit écrit par Terresansfin.
Auteur femme.    Contacts de l'auteur : filbluzsympaticoca



histoire publiée le 21-03-2011
Catégorie :Romans, Nouvelles, Micronouvelles, Récits historiques
Histoire 8284-t212

Titre : La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - IV

Conte pour adulte  Dialogue  Légendes 
 
 

La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - IV


D’un oiseau injuste et du roi

Le roi Salomon, le plus sage des hommes, était assis à l’entrée de son palais au Mont du Temple, appréciant le ciel lumineux et la clarté du jour. Devant lui, deux oiseaux coucoulaient, se caressant l’un l’autre, gazouillaient joyeusement.
Alors que le roi regardait, il entendit l’un des oiseaux dire à sa compagne : Qui est cet homme assit là ? Et elle répondit : C’est le roi dont le nom et la renommée remplit le monde. Alors l’oiseau répondit avec orgueil et moquerie : Et est-ce qu’il l’appelle puissant même ? Comment son pouvoir est-il suffisant pour tous ces palais et forteresses ? Si je le voulais, je pourrais les renverser en une seconde par un battement d’aile. Sa compagne l’encouragea en disant : Fais ainsi, et montre ton pouvoir et ta valeur si tu as la force d’exécuter tes paroles.
Et Salomon, surpris après avoir entendu cette conversation, fit signe à l’oiseau d’approcher et lui demanda la raison de son orgueil démesuré. Terrifié, l’oiseau tremblant répondit à l’auguste roi : Que mon seigneur le roi m’accorde sa miséricorde venant de son bon sentiment et générosité de cœur. Je ne suis rien qu’un pauvre oiseau incapable qui ne peut lui faire aucun mal. Tout ce que j’ai dit fut pour plaire à ma compagne et grandir dans son estime.
Elle, cependant, se tenait sur le toit et ne pouvait plus se retenir, attendant le retour de son compagnon pour lui dire pourquoi le roi l’a fait demandé. Quand il revint, elle lui demanda très excitée : Que voulait le roi ? Et gonflant avec orgueil, il répondit : Le roi a entendu mes paroles et m’a supplié de ne pas apporter la destruction sur sa cour et de ne pas réaliser mon objectif.
Quand Salomon entendit cela, il devint en colère contre l’oiseau effronté et les changea tous deux en pierre (afin que les autres s’abstiennent de se vanter en vain et de fanfaronner à vide, et d’enseigner aux femmes du peuple de ne pas inciter leurs élus dans leur vanité de poser des gestes de folie téméraire).

Du moyen pour connaître le légitime héritier

Un certain homme des enfants d’Israël avait trois fils, et soupçonnant sa femme d’infidélité, il croyait qu’un seul d’entre eux était le sien mais il ne savait pas lequel. Alors mourant, il fit un testament dans lequel il transmettait tous ses biens à son fils légitime en excluant les autres. Après plusieurs querelles entre eux, les trois décidèrent de soumettre l’affaire à la sagesse de Salomon. Quand le roi les entendit, il ordonna que le corps du père soit apporté en sa présence et le fit attacher à un arbre. Alors il fit apporter un arc et des flèches et ordonna à chacun des frères de tirer une flèche sur le corps en disant qu’il donnerait l’héritage à celui qui selon son jugement ferait le meilleur lancé. Le plus vieux prit l’arc et perça la main de l’homme mort. Le second fit mieux et tira une flèche à travers son front, à la suite duquel il devint très joyeux, se sentant convaincu de l’héritage. Quand vint le tour du plus jeune, il prit l’arc et la flèche et se prépara à tirer, quand soudainement il les jeta par terre et dit en pleurant : Dieu m’interdit de traiter le corps de mon père d’une manière si outrageuse ! Plutôt perdre toute possibilité d’hériter ses biens. Salomon s’écria : Ils sont à lui ! Tu as prouvé à toi-même que tu es réellement son fils.

De la complainte du moustique contre le vent

Un petit moustique revenait de piper des champs et étendit une complainte pieuse devant Salomon en lui demandant justice : O Salomon, tu étends ton équité sur les hommes et les démons pareillement. Poissons et volailles demeurent sous l’ombre de ta justice. Quel est l’oppressé que ta miséricorde n’a pas recherché ? Accorde-moi réparation, car je suis très affligé, je suis privé de hanter les jardins et les prés.
Salomon répondit : O chercheur de droit, de qui désires-tu réparation ? Qui est l’oppresseur qui a frappé ta face ? Le moustique répondit : Celui de qui je cherche réparation est le vent qui a répandu le voile de l’oppression contre moi. Par son oppression, je suis dans un cruel détroit et je bois du sang avec des lèvres desséchées.
Salomon lui dit alors : O douce voix, Dieu m’a commandé en disant – O dispensateur de justice, n’entends jamais l’un sans l’autre, car jusqu’à ce que les deux parties soient en présence du juge, la vérité n’est jamais entière. Ainsi Salomon demanda à l’accusé, le vent, d’apparaître devant lui. À son ordre, le vent vif et fort vint et le moustique fut soufflé par lui. Ainsi il arriva qu’en raison de cela, cette cause ne pouvait pas être jugée.

Du procès entre les éléphants et les fourmis

Un jour le roi des fourmis se plaint à Salomon que l’éléphant foule aux pieds toutes les fourmis qui s’y trouvent dessous et qu’il ne voulait pas entendre les appels du roi des fourmis. Salomon parla à l’éléphant, l’avertissant de regarder où il plaçait son pied afin de ne pas marcher sur les fourmis, mais l’éléphant répondit simplement : Quelle importance que les fourmis ? Que peuvent-ils me faire ? Alors le roi des fourmis décida de lui donner une leçon et rassembla tous ses sujets leur ordonnant de creuser un profond trou, assez large pour un éléphant et qu’ils recouvrirent de branches, de feuilles et de touffes d’herbes. Le trou fut fait en une nuit à un endroit où l’éléphant avait l’habitude de passer chaque matin sur le chemin jusqu’à son bain dans la rivière. Comme de fait, au lever du soleil, l’éléphant vint en marchant sur son chemin et tomba dans le trou. Il n’en sortit jamais. Les fourmis se glissèrent dans son corps et le dévorèrent de l’intérieur. Salomon dit ouvertement : Observez les fourmis, vous hommes orgueilleux, et soyez humbles.

Du sortilège qui changea 7 frères en taureau, ou la fille du goule

Dans le désert vivait Mariam es Samha, Mariam la belle. Elle vivait là avec ses 7 frères qui s’absentaient pour affaire durant la semaine et revenaient à la maison au 6e jour avec des présents pour leur sœur et de la nourriture qu’elle leur cuisinait.
À une grande distance vivait un goule qui avait une fille nommée Fatna qui à l’encontre de son père aimait les êtres humains et désirait leur être associée. Un jour alors, elle rendit visite à Mariam et lui apporta un de ses beaux bracelets. Elle la visita plusieurs fois ensuite, lui apportant de précieux bijoux et d’autres présents. Les frères de Mariam virent les ornements sur leur sœur et lui demandèrent où elle les avait trouvé. Elle leur répondit que Fatna binti Ghoul lui avait apportés et ils dirent qu’elle ne devait rien faire avec la fille d’un goule, car elle lui apporterait l’infortune. Cependant Mariam était très proche de Fatna et conserva son amitié.
Un jour ses frères lui apportèrent 7 moutons qui par la suite se faisait voler, un mouton chaque soir. Le 6e jour la même chose arriva encore et ses frères revinrent le 7e jour. Mariam était contente de voir ses frères et leur dit ce qui était arrivé. Les frères se cachèrent derrière la maison en laissant le dernier mouton manger librement l’herbe avec les 7 autres moutons qu’ils avaient apportés. À la tombée de la nuit alors que Mariam s’était déjà retirée, un vilain goule arriva pour prendre un autre mouton. Les frères se jetèrent sur lui et le tua de leurs épées en conséquence de sa taille et sa force, car ils étaient de braves guerriers. Le plus vieux des frères coupa la tête du démon et le cacha dans l’armoire de Mariam.
Le jour suivant alors que les frères étaient partis, Fatna vint lui rendre visite. Comme elle proposait de peigner les cheveux de Mariam, Mariam lui demanda d’apporter son peigne. Fatna prétendit n’avoir pas compris le mot peigne (khalkool) mais la tête du goule (rasil-ghool), lui apporta la tête du goule de la commode de Mariam et aussitôt Fatna se mit à gémir : O mon pauvre père ! Mon père est mort ! Après s’être lamentée plusieurs heures de la mort de son père, elle dit à Mariam : Tes frères ont tué mon père, je dois les punir et toi aussi ! Elle disparut après ces mots.
Quand les frères revinrent, elle réapparut armée de 7 épines et mit une épine dans la tête de chacun des 7 frères qui devinrent 7 taureaux grands et forts et elle disparut avant que Mariam puisse la supplier de relâcher le sortilège.
Mariam craignant que l’endroit où elle avait vécu plusieurs années soit maintenant sous un mauvais sort, elle appela ses frères les taureaux et émigra sur d’autres terres. Elle trouva de l’herbe pour les taureaux qui en retour trouvèrent des vaches afin qu’elle ait du lait. Ils vécurent ainsi, mais à la tombée de la nuit, Mariam commençait toujours à pleurer et ses frères lui répondaient d’un beuglement sonore.
Mariam devint une très belle femme, car Allah accorde sa grâce aussi souvent que sa punition. Plusieurs hommes virent et lui proposèrent de la marier mais elle répondait invariablement qu’elle devait prendre soin de ses frères les 7 taureaux.
Cette étrange réponse vint jusqu’à l’attention du roi de ce pays (seul Allah est le roi de tous les rois). C’était le roi Salomon qui était encore un jeune homme en ces jours. Il ordonna que Mariam et ses 7 taureaux soient amenés devant lui. Lorsqu’elle arriva, il vit sa beauté exceptionnelle et la demanda en mariage. Elle lui dit la même réponse : Je dois prendre soin de mes 7 frères ici. Le roi sourit et répondit : Lorsque tu seras ma reine, tu auras des serviteurs qui feront ça pour toi. Il appela le maître d’étable et lui ordonna de donner de l’herbe grasse en abondance aux 7 taureaux. Ainsi Mariam consentit à se marier et ce fut un très bon mariage.
Une année passa et Mariam donna un fils au roi, Abu Salama. Ils vécurent heureux pendant 5 ans jusqu’à ce qu’un mauvais jour, Fatna entendit que Mariam avait marié le roi d’un autre pays ; elle arriva un jour malchanceux à la cour du roi alors que Mariam jouait avec son fils. Fatna lui dit : Le temps est maintenant arrivé pour te punir de la mort de mon père. Fatna la saisit et enfonça une épine dans sa tête et elle devint un pigeon et s’envola sur un arbre du jardin et commença à gémir de son mauvais destin, comme beaucoup de pigeons semblent le faire en tout temps.
En après-midi, le roi Salomon arriva et entendit le pigeon dans l’arbre chanter tristement : Ce matin je me suis levée mère d’un prince, reine d’un bon roi. La fille d’un goule m’a jeté un sort, une épine coincée dans ma tête.
Le roi Salomon comprit ce que le pigeon roucoulait et il alla jusqu’à l’arbre et l’amadoua pour le faire venir s’asseoir sur sa main. Quand il l’examina, il découvrit l’épine sur sa tête et la retira ; soudainement sa femme se tenait devant lui.
Maintenant, lui dit-il, raconte-moi véritablement l’histoire et n’omets rien de l’histoire de ta vie - ainsi dit le roi. Elle lui raconta la triste histoire entièrement. Le roi se rendit au pâturage où se tenaient les 7 taureaux et les questionna sur l’étrange histoire de leur infortune. Le chef des taureaux parla : Votre majesté, c’est comme notre sœur a dit, la fille du goule nous a jeté un sort.
Alors le roi Salomon dit à Mariam : Si jamais Fatna revient, dis-lui de rester pour le thé et envoie rapidement un serviteur m’avertir. Et lorsque Fatna entendit que Mariam, la reine du pays, était redevenue en forme et vigoureuse, elle partit visiter la reine Mariam. Celle-ci envoya secrètement un messager au roi qui vint sur-le-champ.
Aussitôt que Fatna le vit et reconnut la bague sur sa main avec le caractère secret qui lui donnait le pouvoir sur les démons, elle se prosterna devant lui et dit : Votre majesté, ordonnez et j’obéirai ! Le roi ordonna : Va et retire le sort dessus ces 7 taureaux. Elle alla et prit les 7 épines de la tête des taureaux qui soudainement redevinrent des hommes forts qui l’attrapèrent, prêts à la tuer, mais le roi les commanda de la relâcher en disant : Elle a agi pour venger la mort de son père, ce qui était son devoir.

Du service rendu à un homme aux lèvres bleuies

De bon matin un homme vint se présenter au palais du prophète Salomon, le visage blême et les lèvres bleuies. Salomon lui demanda : Pourquoi es-tu dans cet état ? Et l’homme lui répondit : L’ange de la mort, m’a jeté un regard impressionnant, plein de courroux ; je te supplie, commande au vent de m’emporter en Inde pour le salut de mon corps et de mon âme !
Salomon commanda donc au vent de faire ce que l’homme lui demandait et, le lendemain, le prophète demanda à l’ange de la mort : Pourquoi as-tu jeté un regard si inquiétant à cet homme qui est un fidèle ? Tu lui as fait si peur qu’il en a quitté sa patrie. L’ange de la mort répondit : Il a mal interprété ce regard, car je ne l’ai pas regardé avec courroux mais avec étonnement ; Dieu m’avait ordonné d’aller prendre sa vie en Inde et je me suis dit : Comment pourrait-il, à moins d’avoir des ailes, se rendre en Inde ?



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