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La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - III

Auteur de recits


Récit écrit par Terresansfin.
Auteur femme.    Contacts de l'auteur : filbluzsympaticoca



histoire publiée le 20-03-2011
Catégorie :Romans, Nouvelles, Micronouvelles, Récits historiques
Histoire 8283-t211

Titre : La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - III

Conte pour adulte  Dialogue  Légendes 
 
 

La Légende de Soliman (Salomon), éd. Filbluz - III


Du procès d’un voleur et du témoignage d’une porte

Un bijoutier vint en appeler à la justice, car sa boutique fut vidée durant la nuit l’or qui s’y trouvait, le voleur ayant forcé la porte.
Aux jours de votre père, dit le bijoutier, de telles choses n’arrivaient pas ; surviendraient-elles sous votre règne ! Sur l’amour-propre de votre honneur seigneur, arrêtez ce voleur et punissez-le que je retrouve mon or. Salomon répondit que son honneur lui était précieux et l’interrogea à savoir s’il y avait eu quelqu’un qui avait vu ou entendu. À la négative, Salomon demanda qu’on interroge la porte de devant puisqu’elle est seule témoin du cambriolage. Salomon se rendit auprès du seul témoin et on annonça publiquement qu’un interrogatoire bien particulier allait avoir lieu et déjà une foule se pressait devant la boutique du bijoutier. Salomon approcha et dit à la porte qu’elle avait perdue sa crédibilité malgré la confiance que le bijoutier avait d’elle pour garder son or. Et il lui demanda de s’amender et approchant son oreille de la porte, il dit à la foule que la porte acquiesçait. Et lorsqu’il lui demanda le nom de l’homme qui avait fait cela (collé son oreille à la porte pour en connaître sa réponse), elle répondit qu’elle n’en connaissait pas le nom, mais elle lui dit que le voleur s’est frotté à une toile d’araignée qui doit forcément être collé sur lui. Et regardant la foule, un homme frotta soudainement sa cape - Salomon le fit arrêter.
Votre crainte d'être découvert a révélé votre culpabilité, dit Salomon. Le voleur restitua le bien volé et demanda grâce par la promesse d’un amendement prochain, mais le roi dit que ce n’était pas l’heure de grâce et que pour le moment il serait enfermé dans une cellule afin de mettre en garde ceux qui voleraient la propriété d’un autre.
Le roi expliqua que la porte avait rapporté le nom du voleur, le désignant même dans la foule, mais cela n’était pas suffisant pour établir sa culpabilité, car la déclaration d’une porte est un témoignage inadmissible dans un tribunal. Quoi de mieux que l’aveu de sa propre culpabilité alors que les balances de la justice nécessitent un penchant ! dit Salomon.

De la compensation de trois soldats pour ne pas comprendre la sagesse

Trois frères au service du roi pendant 13 ans ayant espérer profiter de sa sagesse furent déçus de n’avoir appris aucune chose se présentèrent devant le roi et demandèrent de quitter le service. Salomon leur donna l’alternative de recevoir 100 pièces chacun ou de se faire enseigner trois conseils sages. Ils choisirent l’argent. Ils avaient à peine quitté la ville que le plus jeune des trois, sans tenir compte des protestations de ses frères, retourna rapidement vers Salomon et lui dit : Mon seigneur, je n’ai pas pris service sous toi pour faire de l’argent, j’aimerai acquérir sagesse. Je te prie, reprends ton argent et apprends-moi sagesse à la place. Sur ce, Salomon lui enseigna les trois règles de conduite suivantes : Quand tu voyages à l’étranger, arrête ta marche avec le crépuscule et te détourne de la nuit avant que la noirceur prévale. Ne traverse pas une rivière qui est en crue. Ne révèle jamais un secret à une femme. L’homme retourna aussitôt vers ses frères mais ne leur confia pas ce qu’il avait appris de Salomon. Ils voyagèrent ensemble et à l’approche de la 9e heure, trois heures après-midi, ils arrivèrent à un endroit convenable pour y passer la nuit. Le plus jeune frère, conscient du conseil de Salomon, proposa de s’arrêter là. Les autres le raillèrent de sa stupidité qu’il démontrait depuis qu’il avait retourné l’argent à Salomon.
Les deux continuèrent leur route mais le plus jeune prépara ses quartiers pour la nuit. Quand le soir arriva avec son froid, il était installé à l’abri alors que ses frères furent surpris pas une tempête dans laquelle ils périrent. Le jour suivant, continuant son voyage, il trouva sur le chemin les corps de ses frères. Ayant pris leur argent, il les enterra et repartit.
Lorsqu’il atteint une rivière qui était en pleine crue, il conserva le conseil de Salomon et retarda de traverser jusqu’à ce que l’inondation se calme. Mais alors qu’il se tenait sur la berge, il observa les serviteurs d’un roi qui tentaient le gué avec des bêtes chargées d'or et comment ils furent emportés par l'inondation. Après que les eaux décrurent, il traversa pour prendre l’or attaché aux animaux noyés.
De retour chez lui, prospère et sage, il ne dit rien de ce qu’il avait expérimenté à sa femme qui était très curieuse de savoir comment son mari avait obtenu sa richesse. Mais elle le supplia de si près avec des questions qu’il en oublia le conseil de Salomon à propos de ne pas confier un secret à une femme. Et un jour que sa femme le querellait, elle cria : Ce n’est pas assez d’avoir assassiné tes frères que tu désires me tuer aussi. Sur ce, il fut accusé de meurtre par ses deux belles-sœurs.
Il fut durement éprouvé et condamné à mort mais en échappa parce qu’il était un ancien serviteur de la cours et put raconter son histoire au roi qui le crut. Salomon dit : Ne devais-tu pas partager ta richesse avec tes deux belles-sœurs ? Trois conseils valent de l’or et venant de moi un homme sage les considère les trois ensemble avec certitude. Le jeune homme répondit : Ainsi j’apprends par la voie dure. La prochaine fois, dit le roi, essaie la plus facile ; écoute le conseil. Et le jeune homme s’en retourna, enfin sage.

De la requête d’un visiteur pour connaître le langage des animaux

Chaque année un homme se déplaçait de loin pour rendre visite au roi sage, et lorsqu’il repartait Salomon avait l’habitude de lui accorder un présent. Une fois l’invité refusa le présent et demanda au roi de lui apprendre le langage des oiseaux et des animaux à la place. Le roi était prêt à lui accorder sa requête mais ne manqua pas d’abord de l’avertir d’un grand danger rattaché à un tel savoir : Si tu rapportes un mot de ce que tu entends d’un animal, dit-il, tu encourras certainement la mort – ta destruction serait inévitable. Aucunement intimidé, le visiteur réitéra sa requête et le roi lui enseigna l’art secret.
Retournant à la maison, il entendit une conversation entre son bœuf et son âne. L’âne dit : Frère, combien de charge avec ces gens ? Le bœuf : Comme tu vis, frère, je passe jour et nuit au dur et douloureux labeur. L’âne : Je peux te donner relâche, frère, si tu suis mon conseil tu vivras dans le confort et sera débarrassé de tout travail dur. Le bœuf : O frère, que ton cœur soit incliné envers moi afin d’avoir pitié de moi et m’aide. Je promets de ne pas déroger de ton conseil à droite ou à gauche. L’âne : Dieu sait, je te parle dans la droiture de mon cœur et la pureté de mes pensées. Mon conseil pour toi est de ne pas manger ni paille ni fourrage cette nuit. Quand notre maitre le remarquera, il va supposer que tu es malade et ne mettras aucun fardeau sur toi et tu pourras prendre du bon repos. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui.
Le bœuf suivit le conseil de son compagnon. Il ne toucha à rien de la nourriture jeté devant lui. Le maitre suspectant une ruse venant de l’âne, se leva durant la nuit, alla à l’étable et observa l’âne manger son plein du manger revenant au bœuf. Il ne put s’empêcher de rire à voix haute, ce qui surpris grandement sa femme, qui, bien-sûr, n’avait rien remarqué du tout. Le maitre fut évasif à ses questions. Quelque chose ridicule vient juste de se produire, dit-il en guise d’explication. Pour le malin tour joué au bœuf, il était déterminé de punir l’âne. Il ordonna à un serviteur de laisser le bœuf se reposer pour la journée et que l’âne fasse le travail des deux animaux. Le soir l’âne peinait dans l’étable, fatigué et exténué. Le bœuf le salua en ces mots : Je les ai entendus dire de t’avoir assommé ; tu devrais refuser de manger ce soir aussi. Ils veulent être sûr de ta chair au moins. À peine le bœuf entendit-il les paroles de l’âne quand il se jeta sur sa nourriture comme un lion enragé sur sa proie. Pas un seul bout n’en laissa-t-il derrière et le maitre fut soudainement saisi d’un rire hilarant. Cette fois sa femme insista pour en connaître la raison, mais en vain implorait-elle et suppliait. Elle jura de ne plus vouloir vivre avec lui s’il ne lui disait pas pourquoi il riait. L’homme aimait sa femme si dévotement qu’il était prêt à sacrifier sa vie pour satisfaire son caprice, mais avant de prendre congé de ce monde, il désirait voir ses amis et relations une dernière fois et il les invita tous dans sa maison.
Cependant, le chien était au courant que la fin de son maitre approchait et une grande tristesse prit le dessus du chien fidèle qui ne touchait ni manger ni boire. Le coq d’un autre côté s’appropriait gaiement de la nourriture donnée au chien, et lui et ses poulettes appréciaient un banquet. Outragé par un tel voisinage insensible, le chien dit au coq : Quelle grande impudence et si insignifiante modération ! Ton maitre est à un pas de la tombe et tu manges et deviens joyeux. La réponse du coq fut : Est-ce ma faute si notre maitre est un fou et un idiot ? J’ai dix femmes et je les domine comme je veux. Aucune n’ose s’opposer à moi et mes ordres. Notre maitre a une seule femme et celle-seule il ne peut contrôler et diriger. Que faut-il que notre maitre fasse ? demanda le chien. Qu’il prenne un bâton dur et frappe le dos de sa femme avec, conseilla le coq, et je te garantis qu’elle ne le harcèlera plus à révéler ses secrets.
Le mari entendit aussi cette conversation et le conseil du coq lui semblait bon. Il le suivit et la mort fut évitée.

De la réclamation d’un trésor inconnu trouvé

Deux hommes des enfants d’Israël se présentèrent devant Salomon ; le premier dit : o prophète de Dieu, j’ai acheté de cet homme un morceau de terre d’une telle longueur et telle largeur et y ai trouvé un grand trésor. Je racontai ma découverte à cet homme ainsi : Je n’ai acheté de toi que la terre, le trésor est donc à toi - mais il ne veut pas le prendre, disant qu’il m’avait vendu la terre avec tout ce qui était en dedans. L’autre homme dit : O prophète de Dieu, j’ai acheté cette portion de terre de gens qui sont morts depuis longtemps ; le trésor ne m’appartient pas. Le roi leur dit de partager le trésor entre eux mais ils répondirent qu’ils n’en avaient pas besoin Alors Salomon demanda à l’un : As-tu un enfant ? Il répondit : Même que c’est un grand garçon. Puis à l’autre : As-tu un enfant ? Il répondit : J’ai une fille. Alors Salomon dit : Que le fils marie la fille et donnez-leur le trésor. Ils furent tous d’accord avec ce jugement.



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belles histoires de sagesse que je vais m\'empresser de raconter! il faut faire circuler les histoires...surtout celles qui font du bien!!

 





   
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